31.01.2012
J.Edgar : Clint Eastwood est à l'West !
"J'ai envie d'aller voir un film débile, on se fait Sherlock Holmes?".
Sherlock complet, que nous reste t'il après Millenium (top) et l'amour dure trois ans (moins top), et pis encore : le Pacte avec l'autre clown de Nicolas Cage?

J. Edgar de Clint Eastwood.
Le film commence sur les chapeaux de roue par un attentat à la bombe qui me plonge dans l'ambiance.
John Edgar Hoover, directeur du FBI durant 48 ans. Inconnu au bataillon pour la plupart des français, il est une icône et une figure dans l'histoire des Etats Unis d'Amérique. (Insistons bien sur l'appellation de cette nation surpuissante)...
On apprend la construction historique du FBI, avec des ficelles un peu grosses : "comment ça, en 1920 vous relevez pas les empreintes digitales? le contraire m'eût étonné!!" ... Et malgré d'incessants flashbacks qu'on a du mal à suivre au début, et l'apparition surprise de Chuuuuck Bass, alias Ed Westwick....

Le mec fait son apparition cinq minutes, je me trémousse sur mon siège "MMMM, I'm Chuck Bass"...
... Et il est remplacé par un autre mec tout au long de l'écriture des "mémoires" de Hoover. On m'explique?
Bref, le film tombe, très rapidement, dans une mollesse et une lenteur inouïe, malgré des superbes effets de lumière, reconstitution, jeux d'acteurs... Car oui, même si Léo n'est pas convaincant, grimmé en vieillard (et que dire de son acolyte Clyde - bordel mais c'est une mode après la môme??)... Au moins, en jeune Hoover, Di Caprio tient son jeu : il est important de noter les points positifs de ce film.
Big up aussi à Armie Hammer. Sauf son masque de vieux, total pathétisme. Et à Naomie Watts également, assez sincère et presque bouleversante.

En gros : on se fait chier copieux. Des gens quittent la salle, la fille à côté de nous ronfle, je baille, et je m'ennuie profondément. Mais pourquoi !!!
Relations, rapport au monde, à la justice, biopic, démons du passé, rapport à la mère... Y'avait vraiment de quoi faire!
Pour moi, beaucoup, beaucoup de scènes sont gâchées par cet élan lamentable de patriotisme grandiloquant sauce américaine. On nous répète pendant des heures la puissance de la nation, le sacrifice à son pays, la toute puissance des Etats Unis d'Amérique, on sait tout mieux que tout le monde, seule notre nation détient le pouvoir, la raison, l'intelligence, l'argent, le combat (à la limite du terrorisme) contre les bolchéviques, ces êtres communistes, plaie, fléau de l'Amérique... Les Etats Unis à eux seuls connaissent la vérité absolue...
C'est tellement enorgueillé de patriotisme tintant et cinglant que ça en devient ridicule... Et pour tout vous dire, en plus des lenteurs, ça m'a vraiment cassé les bonbons pendant tout le film.
La relation homosexuelle prétendue entre Clyde et Hoover est, sinon sincèrement bien jouée, tellement puritaine et puante de pudeur américaine. (Oui, n'ayons pas peur des mots en P!!).
Ils ne sont pas gay, refusent de s'embrasser, mais vivent ensemble, asexués, s'interdisent de voir des femmes, s'embrassent sur le front, se bagarrent comme des hommes... Mais ça ne va pas plus loin !
Et que dire de la scène où il revêt la robe de sa mère alors qu'on a bien vu pendant tout le film qu'il fait au moins deux têtes de plus qu'elle? Crédibilité, je dis non !
On va me dire que c'est le point de vue de l'auteur, et que de toutes façons, la prétendue homosexualité de Hoover n'a jamais été prouvée, soit! J'aurais tellement préféré plus d'engagement de la part de Clint ... Puisqu'on n'a aucun point de vue sur Hoover... Même si le masque tombe et que l'on découvre, sous peau, l'homme mythomane, affabulateur, prêt à tout pour le pouvoir et être aimé des autres...
"Est-ce que je détruis tous ceux que j'aime?"

Bref, au moins, ce film aura eu le mérite de me faire parler... Malheureusement pas de me bouleverser, me renverser, me mettre la claque que j'attends toujours d'un film, lorsque je sors et allume ma clope, j'ai pas eu cet effet là, j'ai vraiment pas aimé ce film.
Je ne partage pas les avis sublimissimes de Télérama, Le Monde... Je me suis fait copieusement chier, et je peux vous assurer que j'étais pas la seule !
Quel dommage....
Peut être devrais-je basculer définitivement vers le cinéma pour les beaufs? ;)
16:01 Publié dans Film, Les blablas de Titia | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : j edgar, clint eastwood, fbi, leonardo di caprio, hoover, critique j edgar |
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Commentaires
Écrit par : volnay | 02.02.2012
Écrit par : mutuelle optique | 15.02.2012
Écrit par : mutuelle optique | 22.02.2012
+1
Écrit par : achat nom de domaine | 13.04.2012
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